Forum Social Congolais :La CSC y a pris part

L’heure est effectivement grave, et il y a lieu que les mouvements sociaux  puissent émettre des solutions alternatives crédibles pour sortir le pays dans le gouffre auquel, il est plongé par les chantres de la mondialisation néolibérale et au peuple d’être vigilants contre la supercherie, démagogie et fourberie des politiciens congolais qui n’ont pas encore intériorisé le devoir de servir le peuple. Propos interpellateur de Martin Lofete Vice-président de la CSC et Coordonnateur du Forum, il l’a dit lors de l’ouverture et rappelé à la clôture du Troisième Forum Social Congolais qui s’est tenu à Kinshasa du 23 au 26 octobre 2011 au Carrefour des Jeunes de Matonge à Kinshasa. 

Cette troisième édition,  du Forum Social Congolais sous le thème : « 51 ans après l’indépendance, où allons-nous ? », dont les travaux ont été précédés d’une caravane de solidarité par tous les mouvements sociaux, organisée dans un contexte purement électoral, s’est assignée deux objectifs contextuels  notamment l’interpellation des candidats aux  législatives et à la présidentielle 2011 ainsi que l’examen de tous les domaines de la vie nationale pour cerner les causes profondes de la dégradation continue du social populaire.  

A en croire Martin Lofete,  le Forum est un espace offert aux mouvements sociaux où règne la libre expression, le libre débat et la convergence des idées en quête des solutions alternatives aux politiques néolibérales imposées par la mondialisation.  Les trois journées ont, en effet, été abondantes en activités, outre les exposés planifiés sur cinq paramètres, les  mouvements sociaux ont exposé dans leurs stands respectifs les produits tant matériels que ceux de l’esprit réalisés, et par ailleurs, des activités culturelles notamment théâtres, danses et autres ont été exécutées.

La Confédération Syndicale du Congo « CSC », l’Union Nationale des Travailleurs du Congo, « UNTC » la Confédération Démocratique du Congo « CDT », trois organisations syndicales affiliées à la Confédération Syndicale Internationale « CSI »  se sont retrouvés dans un stand syndical commun où les participants ont été gratifiés des exposés touchant aux effets de la mondialisation néolibérale sur la vie des travailleurs qu’à ceux relatifs à la décence du travail pour une vie décente. 

Un moment d’intenses échanges, les mouvements sociaux ayant pris part à ce Forum ont dégagé, en termes de recommandations, des appels qu’ils ont lancé à l’intention des autorités publiques Congolaises pour l’amélioration des conditions socioéconomiques populaires.

Hilaire VIMINDE