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Sous les auspices de l’Union Européenne
Tenue à Bamako du séminaire régional sur
le dialogue structuré
Des
acteurs de la société civile africaine ont pris dernièrement part
c’est-à-dire du 2 au 3 juin 2010 au séminaire régional organisé à
Bamako par l’Union Européenne portant sur le thème : « dialogue social
structuré pour un partenariat efficace ».
Selon le camarade Vice-Président Martin
Lofete qui a représenté la Confédération Syndicale du Congo, il a été
question dans ces travaux pour les participants de réfléchir
globalement sur l’efficacité de l’aide à accorder aux organisations de
la société civile. Laquelle aide devra passer préalablement par un
dialogue en vue de déterminer le rôle que devra jouer chaque partenaire.
Back ground sur la question
Un clin d’œil sur le mobile et les
raisons de la tenue de ces assises laisse indiquer à en croire notre
source que l’Union européenne, se basant sur les différents accords
signés notamment l’Accord de Cotonou qui vise à développer certains
instruments de financement en faveur des Organisations de la société
civile mieux les acteurs non étatiques, a constaté plutôt que les
Organisations de la société civile éprouvent d’énormes difficultés pour
accéder aux différents financement qui pouvaient leur permettre de se
développer et de lutter contre la pauvreté.
A tout prendre, nous a-t-il confié par
ailleurs pour quitter sa tour d’ivoire et conférer avec les acteurs de
la société civile à la base et considérant que la coopération directe
entre les Etats membres souffrait de quelques insuffisances l’Union
européenne a trouvé utile d’organiser le présentes assisses.
Dans le chemin suivi pour aboutir à
cette collaboration avec les Organisations de la société civile, faut-il
rappeler dixit Martin Lofete c’est depuis 2005 que les évaluations en
rapport avec les objectifs du millénaire pour le développement jamais
atteint ont été le goulot d’étranglement.
C’est ainsi que dans l’optique de
canaliser les choses au vu de l’insuffisance de l’aide publique au
développement, il a été préalablement et auparavant mis sur pied la
décision relative à « la déclaration de Paris ». Cette déclaration a eu
non seulement le mérite de diagnostiquer l’efficacité de l’aide au
développement, mais aussi d’en déterminer les principaux critères la
sous-tendant à savoir : les principes de l’appropriation, de la
transparence, de l’alignement de cette aide, la gouvernance et enfin de
rendre de compte.
De colloque en colloque notamment le
forum d’Accra en septembre 2008 qui a donné lieu à un plan d’action, bon
gré mal gré, tous ces foras tenus n’ont pas permis de rendre l’aide
efficace.
C’est ainsi que l’Union européenne fort
des reproches des acteurs non étatiques a, en recherchant l’efficacité,
ouvert le dialogue structuré pour un partenariat efficace dans le but de
renforcer d’abord la compréhension et les capacités des acteurs de la
société civile et ensuite de prendre en compte les remarques et
propositions lui formulées pour améliorer le nouveau cadre de
coopération au développement en cette période de la déconcentration de
la coopération au niveau de délégations locales de l’Union européenne.
Partant, la matérialisation de ce
dialogue, a-t-il précisé, est scellé par une ultime innovation baptisée
« le quadrilogue » qui se définit tout simplement comme étant le
dialogue ouvert à quatre composantes à savoir : les Etats membres, les
Acteurs non étatiques, les autorités locales (Gouverneur, maire,
administrateur du territoire, bourgmestre etc,) et l’Union européenne
elle-même. Ceci dans le but d’assouplir les mécanismes d’accès et de
gestion de l’aide publique au développement.
Couronnant leur participation à cette
activité, les organisations syndicales ont l’occasion faisant le larron
démontrer le caractère spécifique de missions dévolues au syndicat de
manière à lever toute équivoque à la base de la confusion de rôle entre
les Ong et les syndicats. C’est ce qui a justifié la désignation d’un
représentant du mouvement syndical africain à la réunion qui aura lieu
en juillet à Bruxelles autour du dialogue structuré.
Hilaire VIMINDE |