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Clôture de la campagne sur les droits
Humains
Les femmes travailleuses de la CSC
tirent leur épingle du jeu
A l’occasion de la clôture ce 10
décembre de la campagne sur les droits humains lancée en date du 25
novembre dernier, journée consacrée par les Nations Unies sur
l’élimination des violences faites à l’égard de la femme, les
femmes travailleuses affiliées à la Confédération Syndicale du Congo se
sont retrouvées en journée de réflexion dans la salle Notre Dame de
Fatima de la Commune de la Gombe. Animée par la Vice Présidente
Angélique Kipulu, la Secrétaire générale Josée Shimbi et la Secrétaire
Provinciale Professionnelle Brigitte Sharady, toutes chargées des
questions du genre à la CSC, cette activité foraine a permis à ces
femmes venues de toutes les entreprises tant du secteur formel
qu’informel évoluant sous la bannière de la CSC d’être d’une part
sensibilisées sur l’agenda inscrit par la Confédération Syndicale
Internationale CSI en sigle par rapport à la journée du 25 novembre,
d’être tenues au courant des travaux de la1ere conférence mondiale des
femmes affiliées à la CSI tenue du 19 au 21 octobre 2009 à Bruxelles et
de méditer enfin sur le leadership de la femme syndicaliste. Cette
journée qui s’est révélée providentiellement abondante pour ces femmes,
leur a permis de creuser et de définir au premier abord le concept de
violence et d’en cerner ensuite la typologie. A travers une réflexion
d’ensemble, ces femmes ont ainsi analysé la richesse du contenu de ce
concept et dégagé ses dimensions transversales notamment culturelle,
économique, social, psychologique ainsi que toutes les pesanteurs
coutumières qui s’enracinent de plus belle, empestent et déséquilibrent
les conditions existentielles de la femme. Il est apparu nécessaire pour
ces femmes d’établir les responsabilités dont il s’est avéré que la
femme serait elle-même responsable de sa violence dans une certaine
mesure. Ce qui motive en conséquence dixit Josée Shimbi la raison de la
sensibilisation. Cette échange et imprégnation conceptuelle ont dès lors
construit une passerelle aux participantes pour cerner l’une des
conséquences majeures de la violence faite à la femme aujourd’hui, à
l’instar bien entendu, d’autres à savoir le Vih Sida. Pour ce module
encore captivant, son animation a été assurée par Monsieur Jean Serge du
point focal Vih Sida du Bureau International du Travail, qui a assuré la
rétroprojection d’un film vidéo pour la circonstance épinglant la
problématique du Vih Sida en milieu du travail. Très intéressant, à la
suite de ce film, il s’en est suivi un débat participatif reposant
plutôt sur les explications et échanges autour de la question du Sida en
milieu du travail, la sensibilisation de la femme à la culture de la
dénonciation du viol subi, le mécanisme de réparation prévu, la
conscientisation à la sexualité responsable bâtie selon l’orateur sur
trois piliers à savoir : abstinence, fidélité et la prévention sans
omettre d’indiquer en conclusion à l’attention des participantes des dix
directives du BIT sur le Sida.
Tout est bien qui finit bien avant de
présenter le module sur le leadership féminin, passionnant, le débat sur
le Sida a suscité des réactions portant sur des témoignages désolants
des quelques femmes refusant le supplice du lit ont encouru la perte
d’emplois notamment le cas des deux déléguées de la CSC travailleuses à
Transmac.
Hilaire Viminde
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