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50 ans d’errance
ou d’apogée ?
La
République Démocratique du Congo a célébré le 30 juin 2010 le
cinquantenaire de son accession à la souveraineté nationale et
internationale. Une indépendance acquise certes au prix d’une lutte
acharnée.
Menée par les Congolais eux-mêmes, du
moins ceux là qui sont aujourd’hui qualifiés des Pères de
l’Indépendance, cette lutte constitue donc le prix de la liberté du
Congolais à pouvoir quitter le joug du colonisateur qui lui imposait la
considération d’un enfant sans volonté .
En effet, l’acquisition de
l’Indépendance devrait être une noble occasion pour les Congolais
d’intégrer d’autres modes de pensées, d’autres conceptions de la gestion
de la chose publique et de l’intérêt de l’Etat pour contribuer
effectivement à éclore et favoriser le développement du pays.
Or, si dans la dimension politique,
l’indépendance est un acquis, sur le plan social cependant, le
travailleur Congolais autant le peuple congolais en général n’est
toujours pas indépendant.
En effet, faute d’indépendance sociale,
le travailleur croupit dans la misère la plus noire et les situations
des guerres, pillages de ressources et le délabrement du tissu
économique ont aggravé le chômage, accentué la pauvreté en rendant ainsi
vulnérables toutes les couches de la population.
Durant des années, le travailleur a vécu
au rythme des promesses fallacieuses et démagogiques ayant occasionné sa
descente aux enfers et ses conditions de vie vont de mal en pis.
Décidément, le tableau social du
travailleur Congolais reste peu reluisant, l’option du travail décent
pour une vie décente demeure chimérique et de plus la sécurité sociale
quasiment inexistante.
Le défi devient ainsi corsé pour le
mouvement syndical appelé à être solidaire et uni pour constituer une
véritable force de changement et lutter à l’indépendance sociale du
travailleur Congolais.
Quel bilan peut-on donc dresser sur les
conditions de vie du travailleur Congolais, doit-on parler de 50 ans
d’errance ou d’apogée ?
A chaque conscience d’y répondre et
surtout de se joindre à la lutte ouvrière pour permettre au travailleur
Congolais de jouir du fruit de ses efforts et de richesses inouïes du
pays inéquitablement partagées.
En tout cas, la Confédération Syndicale
du Congo en fait son cheval de bataille.
Symphorien Dunia Mutimanwa Lubula
Président |